Quinté+ Prix Beugnot à Auteuil : Analyse, pronostics et secrets du 14 Février

Le temple de l’obstacle nous ouvre à nouveau ses portes. Pour tout turfiste qui se respecte, Auteuil n’est pas qu’un simple hippodrome ; c’est un sanctuaire où le courage des sauteurs rencontre la finesse tactique des jockeys. Ce samedi 14 février, alors que certains célèbrent la Saint-Valentin, les passionnés de galop ont rendez-vous avec le Prix Beugnot, un handicap de catégorie qui promet des étincelles sur les 3 600 mètres des haies.

Seize concurrents vont s’affronter sur la fameuse « Butte Mortemart ». La piste, souvent exigeante à cette période de l’année, va mettre à rude épreuve les organismes. Analyser un tel Quinté+, c’est comme essayer de résoudre une équation à plusieurs inconnues où l’état du terrain, la forme saisonnière et le poids porté jouent des rôles cruciaux.


En résumé : Ce qu’il faut retenir pour votre ticket

Si vous êtes pressé par le temps avant le départ, voici les points clés de notre analyse pour ce Quinté+ du samedi 14 février :

  • La base solide : Kassel Allen (1). Lauréat de la course de référence, il semble avoir une marge de progression malgré la pénalité.
  • Le rachat attendu : Shaenjet (5). Décevant dernièrement, il possède la classe nécessaire pour se réhabiliter totalement.
  • L’outsider séduisant : Kandalius (16). Très courageux et bien placé en bas de tableau, il peut créer la surprise pour une place.
  • Le point d’appui : Lou Fast (3). Malgré une fin de course en demi-teinte en novembre, les bruits d’écurie le placent comme une base incontournable.
  • La course de référence : Le Prix François de Ganay (29 novembre), où plusieurs de nos protagonistes se sont déjà affrontés.

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Un matin de brume à la Butte Mortemart : Pourquoi l’obstacle me fait vibrer

Laissez-moi vous raconter une petite anecdote. La première fois que j’ai posé le pied à Auteuil un matin de février, l’air était si froid que l’on voyait la vapeur s’échapper des naseaux des chevaux bien avant qu’ils n’entrent en piste. J’étais là, mon journal froissé à la main, observant un vieux parieur qui ne quittait pas des yeux le rond de présentation.

Il m’a dit une chose que je n’ai jamais oubliée : « Petit, en plat, c’est le moteur qui gagne. En obstacle, c’est le cœur. » Le Prix Beugnot illustre parfaitement cette maxime. Ce n’est pas toujours le cheval le plus rapide qui l’emporte, mais celui qui saura économiser ses forces entre deux haies et qui aura encore l’envie de se battre quand les jambes pèseront deux tonnes dans la dernière ligne droite. C’est cette dimension humaine et animale, ce mélange de technique de saut et de résilience pure, qui rend le pronostic si complexe et si gratifiant.


Analyse de la course de référence : Le Prix François de Ganay

Pour comprendre ce qui va se passer ce samedi, il faut impérativement se replonger dans le Prix François de Ganay, couru le 29 novembre dernier. C’est la clé de voûte de notre raisonnement. Ce jour-là, quatre chevaux que nous retrouvons ici étaient en lice : Kassel Allen (1), Kandalius (16), Lou Fast (3) et Shaenjet (5).

Le sacre de Kassel Allen (1)

Ce jour-là, Kassel Allen (1) a fait une démonstration de force. Venu aux commandes dans la ligne d’en face, il a abordé la phase finale avec une autorité naturelle. Ce qui m’a frappé, c’est sa capacité à relancer l’effort après l’avant-dernière haie. Il s’est imposé en « costaud », montrant qu’il encaissait parfaitement les efforts répétés sur les haies d’Auteuil. Pour ce samedi, porter le top-weight (le poids le plus lourd) est un défi, mais sa classe intrinsèque en fait un favori logique.

La ténacité de Kandalius (16)

Kandalius (16) a été l’autre grande satisfaction de cette course. Toujours dans le groupe de tête, il n’a jamais abdiqué. S’il a dû s’incliner face à la supériorité du lauréat, sa deuxième place a été acquise au courage. En bas de tableau ce samedi, il bénéficie d’un avantage au poids non négligeable. C’est le type de cheval qu’on adore glisser dans un couplé ou un multi.

L’énigme Lou Fast (3)

Lou Fast (3) a longtemps fait illusion pour un meilleur classement. En troisième position avant l’ultime difficulté, il a « coincé » un peu après le saut de la dernière haie pour finir septième. Cependant, ne le condamnez pas trop vite. Depuis, les statistiques et les retours d’entraînement suggèrent qu’il est monté en condition. Son entourage est confiant, et le voir cité comme une « base solide » dans les colonnes spécialisées n’est pas un hasard. Il a les moyens de transformer sa 7ème place en podium.

Le cas Shaenjet (5)

C’est le point d’interrogation du pronostic. Dans cette fameuse course de référence, il n’a pu suivre le rythme et a été arrêté. Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que Shaenjet (5) vaut beaucoup mieux que cela. Un cheval qui s’arrête peut avoir eu un souci de respiration passager ou simplement un jour « sans ». S’il a retrouvé son allant, il peut être le « X » de la course à belle cote.


Les forces en présence : Portrait robot des favoris

1. Kassel Allen : Le patron

Entraîné par des mains expertes, ce fils de champion a tout pour plaire. Sa morphologie est taillée pour les gros obstacles d’Auteuil, même s’il évolue ici sur les haies. Sa principale force est sa polyvalence. Il sait attendre, mais il peut aussi prendre le train à son compte si personne ne veut y aller. Sa récente victoire prouve qu’il est en pleine possession de ses moyens. Seule ombre au tableau : rendre du poids à l’ensemble du peloton est toujours un exercice périlleux sur 3 600 mètres.

3. Lou Fast : La base de sécurité

Pourquoi tant de parieurs font de Lou Fast leur favori ? C’est simple : sa régularité à ce niveau de compétition est exemplaire. S’il a fléchi lors de sa dernière sortie en novembre, il faut se rappeler qu’il revenait peut-être d’une période de repos ou qu’il n’appréciait pas l’état exact du terrain ce jour-là. Pour ce samedi, les feux semblent au vert. C’est un cheval qui saute avec fluidité, un atout majeur pour ne pas perdre d’énergie inutile à Auteuil.

5. Shaenjet : Le rachat dans l’air

Parfois, il faut savoir oublier une performance brute pour regarder le potentiel global. Shaenjet a déjà montré des étincelles par le passé. Son entraîneur a certainement rectifié le tir après sa déconvenue de novembre. S’il saute bien la première haie et qu’il se place rapidement dans le dos des leaders, méfiez-vous de sa pointe de vitesse finale. C’est un candidat sérieux pour les places d’honneur, voire mieux si les favoris s’enterrent.

16. Kandalius : Le petit poids qui monte

Avec son petit numéro de corde et son poids plume, Kandalius est le candidat idéal pour pimenter les rapports. Sa performance du 29 novembre n’était pas un feu de paille. Il aime le contact, il aime la lutte. Si la course est rythmée, il sera dans son élément. C’est le genre de « tocard » qui finit souvent par ne plus en être un à la clôture des côtes.

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Le parcours : 3 600 mètres de haies à Auteuil

Pour les néophytes, le parcours des 3 600 mètres d’Auteuil est une épreuve de fond déguisée en vitesse. On commence par un départ dans la ligne opposée, on enchaîne les haies avec une précision millimétrée. Chaque saut raté, c’est un mètre de perdu et une dose d’énergie gaspillée.

La « Butte Mortemart » présente une particularité : sa ligne droite finale. Après avoir sauté la dernière haie, il reste encore un long segment de plat jusqu’au poteau. C’est ici que les cœurs se révèlent. Un cheval comme Kassel Allen (1) excelle dans cette phase, car il possède une foulée puissante qui lui permet de maintenir son effort quand les autres commencent à ramer.


Stratégies de jeu pour ce Quinté+

Faire un papier, c’est bien. Gagner de l’argent, c’est mieux. Voici quelques pistes de réflexion pour vos jeux :

  1. Le Quinté combiné : Si vous avez un budget un peu plus large, un combiné incluant (1 – 3 – 5 – 16) associé à deux ou trois autres outsiders (comme les chevaux entraînés par Mathieu Pitart qui est très optimiste) peut être judicieux.
  2. Le Tiercé / Couplé : S’appuyer sur le duo (1) Kassel Allen et (3) Lou Fast semble être la stratégie la plus sécuritaire.
  3. Le 2 sur 4 : Un jeu simple mais efficace en combinant (1 – 16 – 5). Si deux de ces trois chevaux terminent dans les quatre premiers, vous passez à la caisse. C’est souvent plus rentable que d’essayer de trouver l’ordre exact du Quinté sur une course aussi ouverte.

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L’importance de l’avis des professionnels

Dans le milieu du turf, les « bruits d’écurie » sont essentiels. Ce samedi, un nom revient avec insistance : Mathieu Pitart. L’entraîneur s’est déclaré « optimiste avec tous ses partants ». Quand un professionnel de ce calibre affiche une telle confiance, il est souvent risqué de l’écarter de ses jeux.

De même, l’analyse des statistiques montre que les chevaux ayant bien couru sur la fraîcheur (après un petit break) réussissent souvent bien dans le Prix Beugnot. C’est un élément qui plaide en faveur de ceux qui n’ont pas trop couru cet hiver et qui arrivent avec de la ressource physique.


Pourquoi le terrain change tout ?

Le galop à Auteuil, c’est avant tout une histoire de sol. Au mois de février, le terrain peut varier de « très souple » à « lourd ». Un terrain lourd favorise les chevaux « nageurs », ceux qui ont une action un peu haute et une grande force physique.

  • Si le terrain est lourd, avantage à Kassel Allen (1) et Kandalius (16) qui ont prouvé leur dureté.
  • Si le terrain est plus ferme (ce qui est rare en février mais possible), des chevaux plus rapides comme Shaenjet (5) pourraient en profiter pour surprendre leur monde.

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FAQ : Tout savoir sur le Quinté+ du Prix Beugnot

Quel est l’horaire de départ de la course ?

Le Quinté+ se court généralement aux alentours de 15h15. Il est conseillé de valider vos tickets au moins 10 minutes avant pour éviter les embouteillages sur les plateformes de paris en ligne ou au guichet du PMU.

Qui sont les favoris de la presse pour ce samedi 14 février ?

Les noms qui reviennent le plus souvent sont Kassel Allen (1), Lou Fast (3) et Kandalius (16). La presse spécialisée accorde également un crédit important aux chevaux de Mathieu Pitart.

Est-ce une course pour les favoris ou pour les outsiders ?

Le Prix Beugnot est un handicap, ce qui signifie que les poids sont répartis pour égaliser les chances. Historiquement, Auteuil en février réserve souvent quelques surprises, mais la course de référence (Prix François de Ganay) est ici très solide, ce qui laisse penser que les favoris devraient répondre présents.

Peut-on faire confiance à un cheval qui a été « arrêté » lors de sa dernière course ?

Oui, surtout en obstacle. Un cheval qui est arrêté par son jockey l’est souvent pour être préservé dès lors qu’il n’a plus de chance de finir dans l’argent. Cela ne signifie pas qu’il est hors de forme pour la course suivante. Le cas de Shaenjet (5) en est l’exemple parfait : s’il a bien récupéré, il reste un concurrent redoutable.

Quel est le montant de la tirelire pour ce Quinté+ ?

Bien que cela varie, les Quintés du week-end bénéficient souvent d’une tirelire ou d’un boost substantiel, surtout lors d’événements spéciaux comme ce samedi de février. Vérifiez les annonces officielles du PMU le matin même.


Conclusion : Mon verdict pour le Prix Beugnot

Après avoir décortiqué les performances passées, analysé les chronos et écouté les murmures des écuries, mon choix se porte naturellement vers la solidité.

Le Prix Beugnot est une course de guerriers. Kassel Allen (1) a le profil du chef de file, mais la résilience de Kandalius (16) et le potentiel de rachat de Lou Fast (3) et Shaenjet (5) promettent une arrivée disputée. N’oubliez jamais que les courses de chevaux ne sont pas une science exacte. Gardez une part de flair, faites confiance à vos impressions visuelles lors du rond de présentation, et surtout, jouez avec modération.

Auteuil nous réserve toujours des émotions fortes. Que vous soyez sur place à savourer l’ambiance unique des tribunes ou devant votre écran, je vous souhaite un excellent Quinté+ et, espérons-le, des gains à la hauteur de votre passion !

Portrait de l'auteur sur Duel du quinté

Passionné par les courses hippiques, Le Sniper du Quinté a l'art de repérer l'outsider que personne n'attend. Loin des pronostics de masse, il mise tout sur une analyse terrain et une lecture fine de la psychologie des jockeys. Son objectif est simple : transformer chaque course en une opportunité de gain grâce à une sélection percutante. Pour lui, le turf n'est pas qu'un jeu de hasard, c'est une véritable stratégie de précision. C'est cette approche sans détour qui a bâti sa réputation auprès des parieurs exigeants.